Pictogramme Flux R.S.S.Pictogramme Newsletter
Logo FacebookPictogramme Twitter

Leucatois(es) célèbres

A+ A- A

Françoise de Cézelli

Née en 1558, morte en 1615, elle est fille du président de la chambre des comptes de Montpellier, Noble Jean de Cezelli. Françoise de Cezelli passe sa jeunesse à Saint-Aunès, loin des troubles qui agitent la cité en ces temps de guerres de religions. En 1560, Montpellier étant la proie de désordres à cause des troubles religieux, son père se retire avec sa famille dans sa propriété d'Ouveillan où l'armée de la Ligue catholique l'assaillira quelques années plus tard.

En 1577, le 4 avril, elle épouse à Ouveillan Jean de Boursiez, seigneur de Pantnaut de Barri, qui devint plus tard gouverneur de Leucate ; cette forteresse garde alors la frontière entre la France et l’Espagne.

En 1590, l'armée espagnole, alliée à la Ligue, vient en dresser le siège. Jean de Boursiez de Barri, parti le 22 juillet 1589 avertir le duc de Montmorency du débarquement, dans le port de La Franqui, de cinq mille lansquenets espagnols et tudesques, est rapidement capturé et amené à Narbonne. En l’absence de son époux, Françoise organise la défense de Leucate : galvanisant la gamison, elle repousse toutes les attaques. Exaspérés, les assaillants exigent les clefs de la forteresse en échange de la vie de Jean. Françoise refuse : « La ville est au roi et mon honneur à Dieu. Je dois les conserver jusqu’au dernier soupir… » Son mari est étranglé dans son cachot. Mais au bout de trois semaines, de guerre lasse, les assaillants lèvent le siège. Henri IV n’oubliera pas la pasionaria montpelliéraine : il lui laissera le gouvernement effectif de la place de Leucate qu'elle exercera pendant vingt-sept ans, jusqu’à la majorité de son fils aîné Hercule.


Henry de Monfreid

Henry de Monfreid était le fils de Georges-Daniel de Monfreid, peintre, graveur et collectionneur d'art, et d'Amélie dite Marie-Émilie Bertrand. En 1913, il se marie avec une allemande, Armgart Freudenfeld, dont il aura trois enfants. Elle aura une grande influence sur son œuvre d'écrivain.

Dans son enfance, il a bien connu le peintre Paul Gauguin, ami intime de son père à partir de 1887. Plus tard il se lie d'amitié avec le Père Theilhard de Chardin, rencontré en 1926 sur le paquebot Angkor, lors d'une croisière entre Marseille et la Chine.

Il tira de ses aventures dans la mer Rouge, les eaux littorales de la Corne d'Afrique et le détroit de Bad-el-Maneb ("Porte des Pleurs" en arabe) des romans et nouvelles captivants, où les observations maritimes et ethnologiques pertinentes et vécues voisinent avec les descriptions cyniques d'exploits de contrebande exercés au détriment de son pays d'origine (livraisons d'armes aux tribus dissidentes) - ou de la morale élémentaire (contrebande de hashish ou de morphine).

Il part en 1911 à Djibouti, alors possession française, faire le négoce du café et de peaux. Il construit lui-même ses boutres, dont le plus célèbre, l'Altaïr, est gréé de voiles auriques, et fréquente les côtes de la mer Rouge. Sa connaissance des mouillages et des ports en fait une source de renseignements utiles à la France pendant la 1ère Guerre Mondiale. Il rejoindra plus tard l'organisation des Croix de Feu.

Il entame ensuite une vie de contrebandier, se convertit à l'islam en 1914, religion de son équipage, se fait circoncire, et prend le nom d'Abd-el-Haï (esclave du vivant). Selon Guillaume de Monfreid, sa « conversion était une conversion de circonstance ». Il continue : « je ne crois pas qu'il fût plus attaché à un rite qu'à un autre, parce que de toute façon, ce n'était pas un homme pour qui le spirituel avait beaucoup d'importance. Il était trop noyé dans l'action. Et puis, ayant découvert la vraie liberté, il ne veut plus de carcan ».

Il vit de différents trafics, perles, armes, hashish, et même morphine (qu'il achète en gros en Allemagne au laboratoire pharmaceutique qui produit la drogue, et qu'il revend aux riches Égyptiens...), ce qui lui vaut plusieurs séjours en prison. Monfreid s'est toujours défendu d'avoir pratiqué la traite des noirs entre l'Afrique et l'Arabie… Il se base à Obock (République de Djibouti) : sa maison est prés du rivage, ce qui permet à sa femme de disposer des lumières sur la terrasse si la vedette des gardes-côtes est à l'affut... Puis, il se fixe en Éthiopie : il a fait assez de bénéfices pour acheter une minoterie et construire une centrale électrique dans sa ville de résidence.

Monfreid fit la connaissance de Paul Vaillant-Couturier, Joseph Kessel, tous fascinés par sa personnalité. Kessel lui conseille d'écrire ses aventures. Ses romans remportent un franc succès dans les années 1930. Il est également correspondant de presse.

Pendant la 2nd Guerre mondiale, il sert les Italiens, notamment pendant leur conquête de l'Éthiopie en 1935.

Proche conseiller du général Graziani, Henry de Monfreid avait tout fait pour rencontrer le Duce Mussolini pour pouvoir se joindre aux troupes italiennes. Il a participé à quelques missions aériennes italiennes sur les territoires éthiopiens et a failli être blessé en vol (Les Guerriers de L'Ogaden, 1935).

Après s'être réinstallé en Éthiopie, et suite à la débâcle de l'armée du Duce, il est capturé par les Britanniques, il est déporté au Kenya. Il raconte cette épopée dans le livre Du Harrar au Kenya.

Libéré, il vit de chasse et de pêche sur les pentes du Mont Kenya, épisode qui lui inspirera d'autres romans comme Karembo.

Il retourne en France en 1947 et s'installe dans une grande maison à Ingrades, dans l'Indre, où il peint, joue du piano, et surtout écrit. Les habitants de ce petit village de la « France profonde » resteront en plusieurs circonstances perplexes devant le mode de vie de Monfreid, patriarche sans complexes. Ainsi, étant un opiomane d'habitude régulière, il va à l'épicerie locale pour peser et diviser en doses journalières les têtes de pavots qu'il fait pousser dans son jardin. L'épicier n'y voyait pas matière à s'alarmer, d'autant que Monfreid était un bon client : il achetait de grosses quantités de miel, qui lui permettaient de combattre la constipation opiniâtre entrainée par l'usage quotidien de l'opium. Quelqu'un s'avisa cependant un jour de dénoncer Monfreid à la gendarmerie... L'affaire fut abandonnée, l'opium n'étant à l'époque utilisé que par des artistes non-conventionnels (comme son ami Jean Cocteau) - et par ailleurs Monfreid se flatte à plusieurs reprises dans son œuvre de savoir à merveille décourager et amadouer les officiels trop curieux, par la flatterie, le mimétisme, et l'étalage d'une apparente bonne foi.

À la mort de Monfreid, on se rendit compte que les tableaux de maîtres qu'il disait tenir de son père, et qu'il hypothéquait quand le revenu tiré de ses livres était insuffisant, étaient des faux, peut-être peints par lui-même...


André Héléna

André Héléna est un auteur français né le 8 avril 1919 à Narbonne et mort le 18 novembre 1972 à Leucate où il a passé une grande partie de sa vie. Il a publié sous de nombreux pseudonymes : Noël Vexin, Andy Ellen, Andy Helen, Buddy Wesson, Maureen Sullivan, Kathy Woodfield, Herbert Smally, Jean Zerbibe, Sznolock Lazslo, Robert Tachet, Clark Corrados, Peter Colombo, Alex Cadourcy, Trehall, Joseph Benoist, Lemmy West, C. Cailleaux

Durant les années soixante, André Héléna a écrit des romans policiers. Cet auteur fut l'un des rares auteurs policiers français à être traduit aux États-Unis. En Allemagne, l'œuvre d'André Héléna est relativement bien connue et il est considéré comme l'un des auteurs fondateurs du Roman noir. Depuis 2008, Laurent Lombard a proposé et dirige la traduction des oeuvres d'André Héléna en Italie, notamment auprès de l'éditeur Fanucci (Cf. André Héléna, Un uomo qualunque, Fanucci, 2008; La Vittima, Fanucci, 2009). Mais c'est principalement la maison d'édition Aìsara que édite ses oevres en Italie (I viaggiatori del venerdì, Aìsara 2008; Il gusto del sangue, Aìsara 2008; I clienti del Central Hôtel, Aìsara 2009; Il buon Dio se ne frega, Aìsara 2009; Il ricettatore, Aìsara 2009; Gli sbirri hanno sempre ragione, Aìsara 2009).


Patrick Chappert-Gaujal

Patrick Chappert-Gaujal est né à Bédarieux en 1959. Etudiant à l'Ecole des Beaux-Arts de Perpignan de 1975 à 1980, il vit maintenant à La Franqui dans l'Aude. Là, sur les bords de la Méditerrannée, il puise son inspiration dans l'alternance des paysages doux et rugueux propre à la région. Chappert-Gaujal découvrit la Suède à l'occasion d'un voyage à Malmö au milieu des années 80. Il s'y fixa quelques années partageant un atelier avec plusieurs autres jeunes artistes à la Läderfabriken désaffectée de Malmö, qui était, à l'époque, la plaque tournante d'un collectif artistique fertile.
Encouragé par Siwert Bergström, il expose à la Galerie GKM à Malmö pour la première fois en 1988. C'est le point de départ d'une longue collaboration, qui vit depuis de nombreuses autres expositions sous l'égide de la galerie.

P. Chappert-Gaujal a évidemment pris part à de multiples manifestations (individuelles ou collectives) en France, en Europe , et aux USA.


Julien Taboulet

Fils d'un homme classé parmi les dix meilleurs véliplanchistes mondiaux, il eut la chance très jeune de naviguer sur les meilleurs spots de la Terre. À seulement huit ans, il maniait déjà le gréement, et sa vocation s'imposait comme une évidence. En 1995, alors âgé de 15 ans, il dispute sa première Coupe du monde de vitesse et entre dans le cercle fermé du haut-niveau. Puis s'enchaînent les compétitions, en vague et en freestyle, et les premières grandes victoires.

Rapidement, voilà le Lyonnais propulsé au rang de 13e planchiste mondial et champion du monde junior.

En 1997, alors qu'il est en première année d'études secondaires (lycéen en classe de seconde), Julien décide de partir s'installer à Leucate. Avec trois cent jours de vent par an, il savait que c'était l'un des spots les plus courus au monde. La ville est très heureuse d'accueillir un véritable champion.

À 21 ans, Julien comptabilise sept ans de compétitions au plus haut niveau. Et depuis trois ans maintenant, il porte les couleurs de Leucate à travers le monde.

« Cela fait partie de mon rôle d'exporter Leucate à l'étranger. Cela contribue évidemment à la notoriété du site », confie-t-il. Dans un sport praticable jusqu'à 35 ans et plus, Julien a de jolis jours devant lui.

Depuis avril 2010 et la rénovation de l'aire de camping-car du spot du Goulet, Julien Taboulet et sa compagne Caroline Barbeau, tiennent l'école de voile le Wesh Center Crew.