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Moustiques : faisons équipe avant qu’ils piquent

Publiée le jeudi 27 mai 2021

Rappel : il est essentiel de distinguer la nuisance liée aux moustiques traditionnels, dont les actions de lutte relèvent de l’EID Méditerranée (Entente Interdépartementale de Démoustication, qui traite régulièrement les larves en zone humide) de celle liée au moustique-tigre, (espèce exotique implantée en France, depuis une quinzaine d’années), dont les actions de lutte relèvent prioritairement... de chacun d’entre nous, en raison de la spécificité des lieux de ponte de la femelle (zones habitées ; coupelles de plantes, bouchons retournés dans les jardins, gouttières bouchées..).

En effet, le moustique tigre est implanté et actif depuis plusieurs années dans l’Aude, et aujourd’hui dans l’ensemble des départements de la région Occitanie. Chaque année, un dispositif de surveillance renforcée est mis en œuvre par les autorités sanitaires et leurs partenaires du 1er mai au 30 novembre. La commune de Leucate en est évidemment un relais actif. L’objectif est à la fois de limiter leur prolifération et de prévenir le risque de transmission des virus dont ils peuvent être vecteurs (chikungunya, dengue ou zika). Au-delà du fait que le moustique tigre est un vecteur potentiel d’arboviroses, il est avant-tout un fort nuisant.

La lutte contre ces moustiques et leurs larves constitue l’un des principaux moyens d’éviter la transmission de virus, et leur prolifération. C’est un réflexe à acquérir chez soi pour se protéger de manière collective.

Lutter contre le moustique tigre, c’est d’abord l’empêcher de se développer chez soi.

On estime à 80 % les situations problématiques relevant de l'environnement domiciliaire, notamment dans l'habitat pavillonnaire individuel et dans l'habitat collectif dense.

Ces situations se trouvent à l'extérieur, dans les jardins et les cours, sur les balcons et les terrasses. Tout récipient et, plus généralement, tout objet, souvent de petite voire de très petite taille, pouvant recueillir de l'eau constitue un «gîte» de ponte potentiel pour les femelles de moustique-tigre. Or ces objets pullulent et sont aléatoires dans l'espace et dans le temps, de sorte qu'il est impossible de leur appliquer la stratégie de lutte antilarvaire prodiguée à l'endroit des espèces nuisantes se développant au sein des zones humides littorales, pouvant se disperser jusque dans les secteurs agglomérés et contrôlées depuis plus de six décennies par l'opérateur public EID Méditerranée.

Alors pour éviter la prolifération du moustique tigre : faisons équipe avant qu’ils piquent, et supprimons les gîtes larvaires potentiels !

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